Jacques-Barthélémy Marin
Jacques Barthélemy Marin, né le à Ville (Oise), mort le dans la même ville, est un général français de la Révolution et de l’Empire. États de serviceIl entre en service le , dans le 5e bataillon de volontaires de l’Oise, il est élu sous-lieutenant le suivant. Il fait les guerres de 1792 à l’an VI, aux armées de Nord, de Sambre-et-Meuse, de l’Ouest et d’Italie. Il se signale à l’affaire de Marcinelle le , où il reçoit un coup de feu à la jambe droite. Il est nommé lieutenant le , et en , il s’embarque à Toulon, avec l’armée d’Orient, pour la campagne d’Égypte et de Syrie. Il est promu capitaine le , pour avoir été un des premiers à avoir pénétré dans la vieille enceinte de la ville d’Alexandrie. Lors du Siège de Jaffa, il s’empare le , d’une tour défendue par les Osmanlis, et le , il est blessé d’un coup de feu à l’épaule droite à l’affaire de Korsoum. Pendant le Siège de Saint-Jean-d’Acre, lors d’une sortie faite par l’ennemi le suivant, il culbute 300 soldats de Djezzar Pacha, à la tête de ses grenadiers, les poursuit jusque dans les fossés de la place, où il est blessé d’un coup de feu à la tête. Il est élevé au grade de chef de bataillon le , et il reçoit un coup de poignard au cou le , en enlevant un retranchement, lors de la reprise du Caire. Il se signale le à Rahmanieh, où il est atteint par un coup de boulet au cou et à l’épaule. De retour en France, après la capitulation d’Alexandrie, il est affecté avec son unité à Metz, où il tient garnison jusqu’en l’an XI. Le , il est promu major du 16e régiment d’infanterie de ligne, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le . Il fait les campagnes de l’An XIII et de l’an XIV avec l’amiral Villeneuve, et celles de 1807 et de 1808, à la Grande Armée contre la Prusse et la Suède. Il est nommé colonel le , commandant le 16e régiment d’infanterie de ligne, et en 1809, il prend part à la campagne d’Autriche. Il est fait officier de la Légion d’honneur le , et le à la bataille d’Essling, il soutient les efforts réitérés de 12 000 Autrichiens, sans perdre un pouce de terrain, quoiqu’il n’a que 2 000 hommes à leur opposer. Cette belle défense dans le village de Gross-Aspern, lui vaut les félicitations de l’Empereur sur le champ de bataille. Blessé d’un coup de feu à la cuisse, pendant l’action, il doit être amputé. Napoléon pour le récompenser, le nomme général de brigade le , sous gouverneur des pages le , et le créé baron de l’Empire avec dotation le suivant. Lors de la première restauration, le roi Louis XVIII, le fait chevalier de Saint-Louis le , et commandeur de la Légion d’honneur le . Il est mis en non activité le 1er septembre suivant. Il est admis à la retraite le , et il se retire dans son village natal. Il meurt le à Ville dans l’Oise. Décorations, titres, honneurs…
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