Batailles de KrithiaBataille de Krithia
Batailles
La bataille de Krithia - Kérévés Déré est une série de combats qui eurent lieu à partir du pour la prise de Krithia. Cette bataille, qui faisait partie de l'expédition des Dardanelles et au cours de laquelle les forces franco-britanniques tentèrent de prendre Krithia, fut un échec sanglant. SituationAprès le débarquement à Sedd-Ul-Bahr, les forces alliées lancent une offensive le pour prendre les positions turques autour de la ville de Krithia, sur la péninsule de Gallipoli. Ils ne progressent que de 3 km au prix de 3 000 pertes humaines. Les Turcs, qui dépêchent des renforts sur la péninsule, lancent une série de contre-attaques. Étude du terrainDepuis le cap Helles jusqu'à Atchi Baba (point coté 215), le terrain montagneux et raviné est difficile pour des forces offensives. Quatre grands ravins, ou deres, descendent de l'Atchi Baba vers le cap. À l'ouest on trouve le Gully Ravine, séparé de la mer Égée par son éperon. Plus à l'est, l'éperon de Fir Tree en bordure de la vallée de Krithia (appelé aussi Krithia Nullah ou Kirte Dere) puis l'éperon de Kéréves Déré surplombant le ravin du même nom qui rejoint la baie de Morto. Seuls les éperons de Gully Ravine et de Fir Tree offraient une certaine couverture et la majorité des avances britanniques a été faite sur ces éperons et à l'abri de ces ravins. Déroulement1er combat du Kérévés Déré (6-7-8 mai 1915)Second Battle of Krithia[2]. 2e combat de Kérévés Déré (4 juin 1915)Third Battle of Krithia[3]. 3e combat du Kérévés Déré (21 juin 1915)Enlèvement par les zouaves et les légionnaires du 1er régiment de marche d'Afrique de la redoute du « Haricot ». 4e combat du Kérévés Déré (30 juin 1915)Prise de l'ouvrage turc « Quadrilatère des Z » par le 7e RMC. 5e combat du Kérévés Déré (12-13 juillet 1915)Enlèvement par le 1er régiment de marche d'Afrique renforcé du 4e et 7e RMC, du 175e RI des positions I,J,K. 6e combat du Kérévés Déré (7 août 1915)Le 6e combat du Kérévés Déré se rattache à la bataille de Suvla, parce que l’attaque du C.E.O. était destinée à retenir devant le front français le plus de troupes ennemies possible pour faciliter le débarquement et l’attaque des troupes anglaises dans la région de Suvia. Évacuation de la péninsule de GallipoliLe , le commandant de l'opération sur Gallipoli, le général sir Ian Hamilton, demande au secrétaire d'État à la Guerre, lord Kitchener, un renfort de quelque 95 000 hommes. La classe politique s'inquiète de plus en plus de l'enlisement de l'opération et des pertes humaines grandissantes à Gallipoli. Le , la 10e division britannique est retirée de la bataille de Gallipoli qui s'enlise, et envoyée à Salonique, en Grèce. Le , le commandant des forces britanniques à Gallipoli, le général sir Ian Hamilton, est avisé qu'il sera remplacé par le général sir Charles Monro, qui entre en poste le 28. Sa première requête est de demander des vêtements chauds pour l'hiver. Le , lord Kitchener, le secrétaire d'État à la Guerre, parti enquêter sur le front de Gallipoli depuis le 10, préconise l'évacuation. Il repart en Angleterre le 24. Aucune décision n'est prise avant le , quand le gouvernement britannique décide d'évacuer les positions de la baie de Suvla et d'Ari Burna. Le , l'évacuation des têtes de pont de la baie de Suvla et d'Ari Burna à Gallipoli commence. Malgré beaucoup d'appréhension, elle se déroule avec succès grâce au plan méticuleux du général William Birdwood. Les Turcs n'interviennent pas et quelque 83 000 hommes, et 168 pièces d'artillerie, 1 700 véhicules et 4 500 animaux de somme sont évacués. L'opération est achevée le 20. Les troupes restent cependant en position au cap Helles, à la pointe de la péninsule. Le , l'évacuation britannique de la péninsule de Gallipoli est achevée lorsque les dernières troupes (17 000 hommes et environ 40 pièces d'artillerie) quittent les plages du cap Helles. Il n'y a aucune perte durant cette opération complexe. La campagne a cependant fait 252 000 morts du côté des Britanniques, des forces du Commonwealth et des Français et 250 000 victimes du côté des Turcs. Décoration
Notes et références
Bibliographie
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