Julia PeterkinJulia Peterkin
Julia Peterkin est une écrivaine américaine née le et morte le . Auteure de plusieurs romans dont le cadre est celui des plantations du Sud des États-Unis, s'intéressant en particulier aux Gullahs, population afro-américaine des îles et plaines côtières de Caroline du Sud et de Géorgie, elle est l'un des rares auteurs blancs à avoir écrit sur l'expérience vécue par les Afro-Américains. Elle a remporté le prix Pulitzer en 1929, pour son roman Scarlet Sister Mary. BiographieJulia Mood naît dans le comté de Laurens, en Caroline du Sud, d'un père médecin. Elle est la troisième des quatre enfants de la famille. Sa mère décède peu après sa naissance. Son père se remarie. En 1896, à l'âge de 16 ans, elle est diplômée du Converse College (en) de Spartanburg. L'année suivante, elle y obtient un master. Elle enseigne à l'école publique de Fort Motte (en), en Caroline du Sud, pendant quelques années avant d'épouser William George Peterkin, en 1903. Son mari possède un vaste domaine appelé Lang Syne, constitué de plantations de coton, près de Fort Motte[1]. Julia commence à écrire des nouvelles inspirées de la vie quotidienne et de la gestion de la plantation. Décrite comme gracieuse mais audacieuse, elle témoigne d'une personnalité affirmée dans les courriers qu'elle adresse à des personnes qu'elle n'a jamais rencontrées, comme les écrivains Carl Sandburg et Henry Louis Mencken. Elle y joint des extraits de ses écrits sur la culture Gullah de la côte de la Caroline du Sud. Vivant principalement sur la plantation, elle y invite Sandburg, Mencken et d'autres personnalités éminentes. Sandburg, qui est en Caroline du Nord à moins d'une journée de trajet, lui rend visite. Ce n'est pas le cas de Mencken, mais il devient son agent littéraire au début de sa carrière, peut-être séduit par le caractère persuasif de ses courriers. C'est lui qui la présente à Alfred A. Knopf, qui publie Green Thursday, son premier livre, en 1924. En plus d'un certain nombre de romans ultérieurs, Julia Peterkin publiera au cours de sa carrière des nouvelles dans des magazines et des journaux. Elle utilise le langage des Gullah dans nombre de ses romans et nouvelles. Elle remporte le prix Pulitzer du roman en 1929 pour Scarlet Sister Mary, contre l'avis du Dr Richard S. Burton, président du jury, qui privilégie le roman de John Rathbone Oliver (en) Victim and Victor. L'École de journalisme choisit pour sa part le livre de Peterkin. Burton démissionne à la suite du résultat. Ce roman de Peterkin provoque une certaine controverse dans le Sud. La bibliothèque de la petite ville de Gaffney, en Caroline du Sud, le considère comme obscène et le proscrit. Au contraire, le périodique The Gaffney Ledger le publie dans son intégralité, sous forme de roman-feuilleton. Julia Peterkin est également actrice, jouant le personnage principal de Hedda Gabler d'Ibsen au Town Theatre de Columbia, en Caroline du Sud, à partir de février 1932. En 1933, elle est contactée par Caroline Miller, de Géorgie, qui est à la recherche d'un éditeur pour son premier roman, Lamb in His Bosom. Celle-ci espère en effet obtenir son aide. Julia Peterkin transmet à son éditeur le manuscrit de Caroline Miller. En 1933, Harper publie Lamb in His Bosom qui remporte le prix Pulitzer du roman l'année suivante. Il est traduit en français sous le titre Les Saisons et les Jours. Héritage
Œuvres
Récompenses
Notes et références
Sources
Liens externes
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