Barthélemy-Jean-Baptiste Sanadon, plus connu sous le nom de Jean-Baptiste Sanadon, fut un évêque constitutionnel et un député à la Convention, né en à Évreux (Eure) et décédé le à Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques).
Biographie
Sanadon entra dans l’ordre des Bénédictins. Il fut principal du collège de Pau, après avoir été professeur d'histoire et de littérature, se rallia aux idées de la Révolution. Il prêta le serment civique et fut élu évêque constitutionnel des Basses-Pyrénées le (au deuxième tour, par 174 voix contre 96 à l’abbé Guirail). Il s’installa à Bayonne le et prit possession de son évêché, malgré les protestations des anciens évêques de Lescar, d’Oloron et de Bayonne contre son « intrusion ».
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention », et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[2]. En avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[3]. En mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[4].
En 1785, il avait publié sous son nom un Essai sur la noblesse des Basques (Pau, impr. J.-P. Vignancour), extrait des papiers du chevalier Jean-Philippe de Béla[8].
Julien Vinson, « Pièces historiques de la période révolutionnaire en français et en basque », Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, 1887, pp. 57-103 et Bibliographie de la Langue Basque, pp. 240-241[9].
↑Le chevalier de Béla était colonel du régiment de Royal-Cantabre créé en 1745 par ordonnance royale. Il composa un ouvrage intitulé Histoire des Basques, resté à l'état de manuscrit et conservé en trois tomes à la Bibliothèque nationale, Fonds français, nouvelles acquisitions, 20053, 20054, 20055.