Piste Hô Chi Minh
La piste Hô Chi Minh (connu aussi sous le nom de route Trường Sơn) est un ensemble de routes et de sentiers employés pendant la guerre d'Indochine et la guerre du Viêt Nam. Reliant la république démocratique du Viêt Nam et la zone sud du Viêt Nam, en passant par le Laos et le Cambodge, la piste Ho Chi Minh fut utilisée par l’Armée populaire vietnamienne et les combattants du Front national de libération du Sud Viêt Nam (FNL, ou Viêt Cong) pour le ravitaillement en nourriture et en matériel des miliciens du Sud. Logistique et renseignementL'intensification des combats dans le Sud a poussé les renseignements militaires américains, à travers l'OSS, embryon de la future CIA, à chercher en profondeur les sources d'approvisionnement matériel des combattants du Sud. La piste Hô Chi Minh a été ce système circulatoire durant la deuxième guerre d’Indochine de réunification du Viêt Nam ou guerre du Viêt Nam, dans la langue approximative. Aussi nommée « piste de Truong Son » par le lieu-dit de son point de départ, la Montagne de « Truong Son » (« Son » pour « montagne » en vietnamien, c'est la cordillère annamitique), la piste Hô Chi Minh a été un réseau élaboré de voies de différentes tailles, à travers la montagne et la jungle, d’une longueur totale d’environ 2 000 km le long de la chaîne montagneuse de « Truong Son », passant au Laos, dans les zones contrôlées par le Pathet Lao et au Cambodge, notamment dans les zones d'activité des Khmers rouges, en bordure de la frontière vietnamienne. Elle s’est divisée en deux parties.
Cette voie a été construite et maintenue par environ 300 000 militaires permanents dont une quantité de jeunes femmes volontaires et environ le même nombre de travailleurs locaux à temps partiel, des fermiers, paysans et montagnards. Ils travaillaient tous pour un supplément de nourriture, du riz pur, alors que la ration ordinaire était du riz mélangé avec des haricots. Cette voie a été construite par 5 régiments, 32 bataillons de 31 795 hommes et femmes du génie militaire en plus des 8 548 garçons et filles des « Jeunesses d’Avant-Garde » et des 3 219 civils recrutés parmi les paysans et montagnards, tous travaillaient par patriotisme et pour un supplément alimentaire. Piste Hô Chi MinhCette piste Hô Chi Minh est la légende la plus connue de la guerre du Viêt Nam, comme la « route de Birmanie » pendant la Seconde Guerre mondiale qui reliait l’Inde à la Chine par la Birmanie. Le long de la piste ont été installées des zones de repos, de ravitaillement et de réparation pour maintenir la voie ouverte malgré des bombardements aériens intensifs et des attaques d’unités légères de commandos. Durant les premières années, le transport s’est fait par portage ou sur des bicyclettes françaises renforcées pour une charge de 250 kg et poussées par les Cong Dan (travailleurs civils), celles qui ravitaillaient les combattants de Dien Bien Phu en 1954. Les convois étaient formés de camions tenus à distance les uns des autres pour limiter les pertes dues aux attaques aériennes. La grandeur de la piste Hô Chi Minh ou piste Truong Son était que le flux ne fut jamais interrompu, au coût élevé subi par ces troupes de génie et de transport et ces travailleurs civils du Cong Dan (littéralement « travailleurs »). Une estimation raisonnable portait à quelques dizaines de milliers de tués et blessés sur la piste, parmi les travailleurs civils, des jeunes hommes et jeunes filles qui y ont laissé leur vie et leur jeunesse. L’effort de guerre de la population a été consenti par contrainte ou par patriotisme et pour améliorer son sort par un supplément alimentaire et une diminution d’impôt à une période d’extrême pauvreté et de difficultés économiques. Bibliographie
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